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Altitude

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} ».

}} L'altitude est l'élevation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base.

L'altitude est aussi une grandeur qui exprime un écart entre un point donné et un niveau moyen; sur Terre ce niveau est le plus souvent le niveau de la mer (ou « niveau zéro »). Les sommets sont associés à une altitude, calculée par divers moyens indirects (géodésie, triangulation). L'altitude est également une donnée éxogène utile pour le calcul numérique dans divers domaines : météorologie, physique, biologie.

Sommaire

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Effets de l'altitude

Certains champs physiques varient en fonction de l'altitude : diminution de la pression atmosphérique variation de la température, des rayonnements solaires et de l'hygrométrie notamment. On note aussi des réactions particulières des organismes face à ces nouvelles conditions, particulièrement chez les végétaux, mais aussi chez les animaux.

Plutôt que d'effets de l'altitude, il conviendrait de parler de variations liées à l'élévation, car l'altitude est une donnée brute qui n'a aucune conséquence par elle-même. Il faut distinguer deux types d'effets :

Les premiers effets sont spectaculaires et bien connus des alpinistes ; les seconds sont moins percutant et affectent aussi bien les hommes que l'écosystème dans lequels ils vivent ou voyagent.

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Variations de champs physiques

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Température

La variation de la température selon l'altitude dépend de l'endroit où l'on se situe dans l'atmosphère: troposphère, stratosphère, mésosphère ou encore la thermosphère.

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Pression atmosphérique


Elle diminue avec l'altitude de manière exponentielle. Au niveau de la mer elle vaut 1 atmosphère (soit 760 mmHg soit 1013.25 mb) alors qu'à 1000m elle ne vaut plus que 674 mmHg, à 4800m: 416 mmHg et à 8848m: 236 mmHg.

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Adaptation du corps à l'altitude

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Réponse à court terme (quelques jours)


Chez l’homme les effets de l’altitude sont principalement dus à la diminution de la pression partielle en oxygène dans l’air inspiré, et à la baisse de température. En effet, au repos, ces éléments causent à court terme une hyperventilation, augmentation de la ventilation, une tachycardie, augmentation de la fréquence cardiaque, ainsi qu'une diurèse (élimination d'une partie du volume plasmatique (plasma sanguin) destiné à augmenter la proportion de globule rouge dans le sang).

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Réponses à long terme (plusieurs semaines)


A plus long terme (à partir de 3 semaines environ), on observe une augmentation importante du nombre de globules rouges (hématocrite) permettant un transport de l’oxygène accru dans le sang. Ceci est la conséquence d'un pic d'EPO dans les premiers jours d'exposition à l'hypoxie d'altitude. La Vo2 max (consommation maximale d'oxygène) baisse en fonction de l’altitude, ainsi, à 0 mètre (au niveau de la mer), l’homme est à 100% de ces possibilités, alors qu’à 4808 mètres (sommet du Mt blanc) il ne peut en disposer que de 70% et seulement 20% à 8848 mètres (sommet de l'Everest).


L'effet "augmentation de la quantité de globules rouges" est particulièrement recherché par certains sportifs, c'est la raison majeure de l'organisation de stage en altitude, parfois à plus de 3000 mètres ; toutefois cette polyglobulie peut entraîner, en certains cas un excès de globules rouges, la formation de caillots sanguins peut alors obstruer les veines et causer une phlébite ou une thrombose qui peut entraîner la mort. La concentration en globules rouges (hématocrite) du sang des personnes vivant à haute altitude (Bolivie, Pérou, Tibet) est naturellement plus élevée.

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Calcul de l'altitude

Le calcul d'une altitude revient toujours à mesure un écart entre un niveau de départ et le point dont on souhaite trouver l'élévation par rapport à ce niveau. Ce calcul est le plus souvent indirect, c'est-à-dire qu'il est effectué sans mesures sur le terrain. Les géomètres qui mesurent des distances mènent à l'inverse des calculs directs, mais ces méthodes sont difficiles à mettre en œuvre pour des écarts de plusieurs centaines de mètres ou de plusieurs kilomètres, qui plus est dans le sens vertical et avec un relief chaotique.

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Méthodes pratiques

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Méthodes modernes

Les mesures d'altitude par les instruments modernes sont d'une précision bien supérieure à ce qu'il est possible de faire à l'œil ou au compas. Les satellites sont mis à profit pour calculer et mettre à jour les altitudes des points de la planète, sommets ou non.

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Altitudes dans le Système international

Dans le Système international, les altitudes sont exprimées par rapport au niveau moyen de la mer en mètres, le niveau zéro étant fixé par un laboratoire. Pour la France (altitude des cartes IGN), il est situé à Marseille, et a été déterminé grâce à 12 années d'enregistrement de marégraphie entre 1885 et 1897. Pour la Suisse, le repère de la Pierre du Niton (dans la rade de Genève) est utilisé pour toutes les altitudes et a été déterminée à 373,6 m au-dessus du niveau moyen de la mer (mesures du marégraphe de Marseille).

Sur Mars, en l'absence d'océan, l'origine des altitudes a été fixé de façon arbitraire : c'est l'altitude ayant une pression atmosphérique moyenne de 615 pascals. Cette pression a été choisie parce qu'elle correspond à la pression du point triple de l'eau (273,16 K et 615 Pa), et que le niveau ainsi défini est proche du niveau moyen de la surface martienne.

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Voir aussi

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Liens internes

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Liens externes


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