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Bonsaï

Image:Bonsai IMG 6404.jpg

Un bonsaï (/bɔ̃.'zaj/, du japonais 盆栽, bonsai, parfois orthographié à tort bonzaï) est un arbre ou une plante dans un pot. Ce mot signifie littéralement une plante (généralement un arbre ou un arbuste) cultivé sur un plateau ou dans un pot (盆 bon signifiant coupe ou plateau et 栽 sai, arbre). Cet arbre est miniaturisé en taillant et ligaturant ses branches et ses feuilles. On le rempote régulièrement afin de tailler ses racines à l'intérieur et à la surface du pot (le nebari), afin d'en faire une œuvre d'art ressemblant à un arbre dans la nature. Le mot bonsai est prononcé [bon̩sai] en japonais. En français, on prononce cependant /bɔ̃.'zaj/ ou /bɔ̃.'dzaj/.

Sommaire

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Historique

La culture des plantes en pots commence en Égypte il y a environ 4 000 ans, essentiellement pour des raisons pratiques, d'utilité et de mobilité. Les Grecs, Babyloniens, Perses et Indiens copièrent la technique. Les Chinois furent les premiers à cultiver des arbres en pot dans un but esthétique, à l'ère de la dynastie des Han (206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.). À cette époque on ne parlait pas encore de bonsaï mais de pun-ching (représentation d'un paysage dans une coupe). Peu après, sous la dynastie Qin (220 - 581) apparaissent les pun-saÏ (arbre unique dans une coupe).

Pour preuve de l'existence de cet art à cet époque, des archéologues ont découvert, en 1971, dans la tombe du prince Zhang Huai décédé en 705 après J.-C., sous la dynastie Tang (618 - 907 après J.C.), une fresque peinte sur les parois de sa tombe. Celle-ci représente deux valets portant, l'un un paysage en miniature et l'autre un vase en forme de lotus contenant un arbre avec des feuilles vertes et des fruits rouges.

Les bonsaï tels que nous les connaissons aujourd'hui ont été codifiés au Japon.

L'art du bonsaï gagna le Japon aux environs des VIe et VIIe siècles avec les moines, qui amenèrent aussi le bouddhisme. Cet événement est confirmé par le célèbre rouleau du moine bouddhiste Honen de l'époque Kamakura (1192 - 1333 après J.-C.), la représentation de petits arbres alignés dans des coupes. Or il faut savoir que les œuvres de ce moine retracent surtout la vie à la période Heian (794 - 1191 après J.-C.). On peut donc raisonnablement en conclure que cet art apparut au Japon au plus tard en l'an 800.

Sous la dynastie Yuan (1279 - 1368 après J.-C.), des ministres et des marchands japonais vont ramener des arbres dans leur pays. Cependant cet art ne sera réellement intégré au Japon que lorsqu'un fonctionnaire chinois, Chu Shun-sui, fuyant la domination mandchoue en 1644, emportera sa collection avec lui. Il initiera ainsi quelques Japonais à la culture des futurs arbres en pot appelés bonsaï.

Pendant longtemps les bonsaï furent réservés aux classes dominantes, féodales et religieuses, appréciant surtout les bonsaï colorés. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas et bon nombre de Japonais s'adonnent à la culture du bonsaï, renouant ainsi avec les traditions ancestrales. La première exposition nationale de bonsaï à Tōkyō date de 1914. La culture du bonsaï n'a été reconnue comme art au Japon qu'en 1934. Depuis lors une exposition annuelle se déroule au musée d'Art de la capitale.

En Europe, le bonsaï a été introduit pour la première fois, lors de la troisième exposition universelle de Paris, en 1878, puis dans une exposition privée en 1909 à Londres. La première allusion aux bonsaï a été faite par Paul Sédille dans la Gazette des Beaux-Arts de septembre 1878. En 1902, Albert Maumené publiait le premier essai sur les bonsaï : Formation des arbres nains japonais. En 1904, une approche un peu plus sérieuse était faite par Henri Coupin. On peut constater sur ces documents d'archives que les bonsaï avaient des formes absolument différentes des bonsaï modernes. Leur codification actuelle date d'après la dernière guerre mondiale et a été principalement répandue par John Naka.

Bien que cette forme de culture d'arbre en pot existait déjà au Moyen Âge dans nos régions (cf. les orangeraies), on n'avait encore jamais tenté de recréer la nature à si petite échelle. Il n'y a d'ailleurs que de lointains rapports entre les deux types de cultures. On ne peut pas non plus voir le bonsaï comme un art topiaire bien que les bonsaï vietnamiens principalement aient à une époque présenté des formes animalières guidées par des fils.

Aux États-Unis, lors de et après la Seconde Guerre mondiale, des bonsaï sont importés massivement du Japon. À partir de 1965, les bonsaï seront importés en grande quantité en Europe par Gerritt Lodder aux Pays bas puis par P.Lesniewicz en Allemagne. Il faudra attendre quelques années pour voir le bonsaï faire une apparition timide en France, où il connaîtra un engouement marqué, au milieu des années 1980.

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Âge des bonsaï

Les bonsaï peuvent atteindre un âge très vénérable. Le plus vieux bonsaï connu serait un Pinus parviflora datant de l'an 1500 et toujours visible au Takagi Bonsai Museum de Tōkyō.

Au fil des années, les techniques ont évolué, ce qui permet à l'amateur de changer la hauteur et la direction de la croissance de l'arbre, et dans certains cas de nanifier le feuillage de la même façon que l'arbre. Aujourd'hui, la culture des bonsaï est un art : de la sculpture vivante. Il y a certaines formes classiques et traditionnelles que l'on peut trouver et suivre, mais la règle de base pour les bonsaï personnels est « si tu aimes ce à quoi il ressemble, c'est un beau bonsaï ».

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Bonsaï business

Image:Bonsai forest at the gardens of pagoda Yunyan Ta.jpg

Il existe deux filières de production distinctes pour les bonsaï:

Chaque année a lieu à Tokyo la Kokufu Bonsai Ten, ou sont exposés les plus beaux bonsaï du monde.

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Espèces utilisées

On pense souvent que les bonsaï sont obtenus à partir d'arbres spécifiques à cet art. Il est vrai que certains arbres sont plus couramment utilisés, notamment les essences d'arbres à petites feuilles à l'état naturel (qui seront donc plus simple à nanifier par la suite que d'autres) mais un bonsaï peut être créé à partir de n'importe quelle essence d'arbre ou de buisson. Les essences les plus classiques sont les pins noirs japonais (Pinus thunbergii), les pins à cinq aiguilles (Pinus pentaphylla ou Pinus parviflora au Japon), les genévriers (Juniperus chinensis var. Sargentii), les ormes de Chine et les érables japonais.

En général, on utilise des variétés à petites feuilles, fleurs et fruits. A noter que si certaines techniques permettent de réduire la taille des feuilles, celle des fleurs et des fruits n'est jamais modifiable.

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Espèces rustiques les plus courantes

Image:Bonsai IMG 6425.jpg Image:Ginkgo-penjing-montreal-botanical-gardens.jpg Image:Bonsai IMG 6424.jpg Image:Bonsai at the gardens of pagoda Yunyan Ta.jpg

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Bonsaï d'orangerie

Ces bonsaï requièrent une protection hors gel en hiver

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Bonsaï de serre chaude

Image:Bonsai Tree 071.jpg

Ces arbres requièrent un local où la température ne descend pas en dessous de 10 degrés en hiver.

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Photographies

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur [[Commons:{{{1|Bonsaï
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Références

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Voir aussi

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Liens externes

Image:Logoprojetbonsai.png Portail Bonsaï – Accédez aux articles de Wikipédia concernant les bonsaï.
Image:Japan flag large.png Portail du Japon et de la culture japonaise – Accédez aux articles de Wikipédia concernant le Japon et sa culture.
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