Image:Minoan1.jpg La civilisation minoenne se développe en Crète de 2700 à 1200 av. J.-C. Les premiers témoignages de la présence humaine en Crète remontent au VIe millénaire av. J.-C. L'île ne paraît pas avoir été habitée avant le néolithique. On retrouve principalement des traces d'une présence humaine dans les grottes de l'île. Des niveaux stratigraphiques d'occupation humaine existent cependant à Cnossos et à Phaistos. L'usage des métaux y apparaît plus tard que sur le continent, vers 2500 av. J.-C.
La civilisation minoenne s'est développée en Crète pendant l'âge du bronze, avant l'arrivée de la culture de la Grèce classique. Les Minoens furent principalement un peuple commerçant qui s'engagea dans le commerce d'outre-mer. Beaucoup d'historiens et d'archéologues croient que les Minoens étaient très impliqués dans le commerce de l'étain qui était très important lors de l'âge de bronze (l'étain étant utilisé pour la production de bronze). Le déclin de la civilisation minoenne semble correspondre à celui de l'utilisation des outils en bronze. L'absence de déchiffrement de l'écriture minoenne, le linéaire A, restreint considérablement la connaissance que nous avons de cette brillante civilisation.
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Elle s'étend de 2100 à 1650 av J.-C. C'est durant cette période que seront construits les premiers palais à Cnossos, Phaistos et Malia dans les plaines les plus fertiles de l'île. Ces palais disposent de vastes magasins où sont entreposées les denrées agricoles (blé, vin, huile d'olive) dans de grandes jarres appelées pithoi. Ces constructions, qui ont exigé beaucoup de main-d'œuvre, les nombreux sceaux retrouvés, notamment à Phaistos (voir disque de Phaistos), et des traces d'écritures hiéroglyphiques, dénotent la constitution, dès cette époque, de fortes autorités hiérarchisées. Les échanges commerciaux se développent grâce à une puissante flotte.
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Vers 1650 av. J.-C, suite à des catastrophes naturelles, vraisemblablement séismes et raz de marée liés à l'explosion du Santorin, les palais de Cnossos, Phaistos et Malia sont détruits puis rapidement reconstruits. Le palais de Zakros voit le jour. C'est la période dite des nouveaux palais. Elle constitue l'apogée de la civilisation minoenne. Des villes côtières, comme Gournia, se développent.
Des « villas » rurales contrôlent l'exploitation agricole d'un territoire et les échanges commerciaux. Ces grandes résidences indiquent une hiérarchisation croissante de la société avec l'apparition d'une classe d'officiels de rang élevé. Il est vraisemblable qu'à cette époque la Crète soit unifiée en un seul royaume autour du palais de Cnossos mais il n'y a aucune preuve en ce sens. Un texte de l'époque de Touthmosis III mentionne le « roi du pays de Keftiou ». Dans le même temps, on observe une baisse de l'activité des palais de Malia et de Phaistos. L'influence minoenne s'étend aux îles voisines et au Péloponnèse. Durant cette période, l'écriture dite linéaire B et un nouveau style de céramique apparaissent.
Elle s'étend de 1450 à 1200 av. J.-C. La période précédente se termine par une nouvelle catastrophe, vers 1450. Les sites (Phaistos, Haghia Triada, Malia...) sont ravagés par des incendies. Deux hypothèses sont communément admises pour expliquer cette nouvelle interruption : de forts séismes, ou une invasion extérieure généralisée, celle des Achéens.
Les deux cultures se mélangent. Le mégaron mycénien remplace le labyrinthe minoen, la céramique locale cède le pas à la koinè, la langue grecque supplante progressivement la langue autochtone. Après 1400, Cnossos est totalement détruit. La Crète perd son rayonnement international et disparaît des annales de l'histoire antique hormis durant la guerre de Troie à laquelle elle participe sous la direction de son roi Idoménée.
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Il est possible que les réseaux de commerce se soient effondrés, et que les villes minoennes aient péri par la famine. Selon cette théorie, les minoens auraient reçu leur blé des fermes sur le littoral de la mer noire.
Maints historiens croient que les anciens empires de traite risquaient constamment d'être détruits par la traite « non-économique », c'est-à-dire que la nouriture aurait été sous-évaluée vis-à-vis du luxe, parce que la comptabilité n'était pas encore développée. Le résultat pourrait avoir été la famine et la diminution de la population.
Une autre théorie de l'effondrement minoen est que quand on commençait à utiliser des outils de fer, les minoens, qui vendaient de l'étain pour produire du bronze, commençaient à s'appauvrir. Lorsque leurs réseaux de traite n'existaient plus, les famines régionales commencèrent à se développer et il leur était impossible d'arrêter des famines par la traite.
D'autres historiens théorisent que les capacités navales des minoens furent endommagées en quelque manière par l'explosion de la ville de Thera. Cette explosion aurait mené à une conquête par les mycéniens, et ces derniers ne pouvaient pas gérer un grand empire commercial.
Aussi, on théorise qu'un volcan sur l'île de Thera (appelée aussi Santorin), au nord de la Crète, est entré en éruption et a causé des raz-de-marée massifs et des pluies de cendres.
Certains proposent qu'une invasion mycénéenne eut lieu après l'éruption et que celle-ci a mené à la chute de la civilisation minoenne. On dit d'ailleurs que cette éruption aurait inspiré la légende de l'Atlantide.
La Crète est une île montagneuse qui se trouve dans la Méditerranée et qui a beaucoup de rades naturelles. Pendant son histoire ancienne, l'île était assaillie par des séismes, des éruptions volcaniques, et par des orages d'hiver.
Selon Homère, la Crète comptait 90 villes, dont Cnossos était la plus importante. Des archéologues ont trouvé des palais également à Phaistos, à Malia et à Zakros. L'île était probablement divisée en quatre unités politiques, avec celle du nord gouvernée par Cnossos, celle du sud par Phaistos, celle du centre-est par Malia et celle du bout de l'est par Zakros. Des palais de moindre importance, plus petits, ont été également trouvés dans d'autres régions. Il est à noter qu'aucune des villes minoennes ne disposait d'enceintes, et à peine trouve-t-on des armes. La célèbre hache à double tranchant n'avant sans doute qu'une fonction rituelle. Elle fut un symbole religieux.
La religion de la Crète minoenne se distingue des religions contemporaines continentales sur plusieurs points. Aucune fresque ne figure les dieux, bien qu'on sache que les divinités ont été nombreuses ; pas plus que n'y apparaissent des représentations du pouvoir politique, administratif ou juridique. Aucun vestige de temple dédié à une divinité n'a été retrouvé. On sait que des manifestations cultuelles et rituelles avaient lieu en plein air ou dans des grottes.
Les cérémonies religieuses semblent avoir accordé une grande importance à l'apparition momentanée d'une divinité, en réponse à une invocation, sur le sacrifice fait à la divinité et surtout sur les danses rituelles et l'extase des adeptes qui s'ensuit plus qu'à la divinité elle-même, dont on ne sait rien, tandis que le côté humain de ces cérémonies est mis en évidence sur les objets qui en témoignent : sarcophages, anneaux, céramiques.
La double hache et les cornes étaient des objets cultuels possédant une valeur symbolique ; un éventuel symbolisme astral n'est pas établi.
Les offrandes faites aux divinités étaient constituées de toute une variété de statuettes de petite dimension, le plus souvent aux connotations féminines. Les fameuses statuettes des « déesses aux serpents » sont en réalité une apparition assez tardive et très probablement d'origine orientale.
Dans les grottes, les cendres des victimes sacrificielles ont été retrouvées ; il s'agissait de cendres animales : ovins, bovins, porcins et chiens.
Les Minoens élevaient des vaches, des moutons, des cochons, des chèvres ; ils cultivaient du blé, de l'orge, de la vesce, du pois chiche, des figues, des olives, et des raisins.
Les agriculteurs utilisaient des charrues en bois, liées par cuir aux manettes en bois, traînées par des paires d'ânes ou bien des bœufs.
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