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Corée du Nord

조선 민주주의 인민 공화국
Chosun Minjujui Inmin Gonghwaguk
Image:North korea flag medium.png Image:North Korea coa.gif
(Détails) (Détails)
Devise nationale :
Qui croit en et dépend du peuple est sûr de vaincre
Image:LocationNorthKorea.png
Ethnie Les Corniothuns
Langue officielle Coréen

capitale=P'yŏngyang

Président du Comité de la défense nationale Kim Jong-il
Président du présidium de l'Assemblée populaire suprême Kim Yong-nam
Premier ministre Pak Pong-ju

[[

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 97e
120 540 km²
0,1%
Population
 - Totale (2005)
 - Densité
Classé 49e
22 900 000 hab.
190 hab./km²
Indépendance
 - Date

9 septembre 1948
Gentilé Nord-coréens
Monnaie Won (₩n) (KPW)
Fuseau horaire UTC + 9
Hymne national A ch'im un pinnara,
i kangsan ungum e [1]
Domaine internet Aucun
(.kp est réservé)
Indicatif
téléphonique
+850

La Corée du Nord, officiellement la République Populaire Démocratique de Corée, est un État qui couvre la moitié nord de la péninsule coréenne à la pointe sud-est de Asie. Elle est limitrophe de la Chine et de la Russie au nord, de la Corée du Sud au sud. Le japon est son seul voisin maritime.

Sommaire

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Nom

La forme courte est Corée du Nord ou rarement Corée-du-Nord (dans le Petit Robert des noms propres, édition mise à jour en mai 2004, ISBN 2-85036-823-7). Puk Chosŏn, en Hangul 북조선; en Hanja 北朝鮮; on trouve aussi dans les média sud-coréens Buk Han, en Hangul : 북한; en Hanja : 北韓.

La forme longue officielle est République populaire démocratique de Corée (RPDC, Chosun Minchu-chui Inmin Konghwa-guk, en Hangul : 조선민주주의 인민공화국; en Hanja : 朝鮮民主主義人民共和國).

Le nom officiel de "Choson" (Corée) en Corée du Nord correspond à celui de la dernière dynastie indépendante coréenne avant l'invasion japonaise, la dynastie des Ri ou Choson (1392-1910). En Corée du Sud, le nom coréen du pays est "Hangouk", lequel fait référence au pays (gouk) des Han, nom d'une ancienne tribu préhistorique du sud de la péninsule. Quant au nom occidental de Corée, il renvoie à la dynastie Koryŏ qui a régné de 918 à 1392.

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Histoire

Article détaillé : Histoire de la Corée du Nord

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Géographie

Article détaillé : Géographie de la Corée du Nord

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Démographie

Article détaillé : Démographie de la Corée du Nord

Image:Korea-North-demography.png

(Les données ci-après proviennent de la CIA: ici)

La population nord-coréenne s'élevait à 22.900.000 habitants en juillet 2005.

L'indice synthétique de fécondité atteint 2,15 enfants par femme. Le taux d'accroissement naturel de la population (0,9 % par an) résulte d'un taux de natalité de 16 pour mille et d'un taux de mortalité de 7 pour mille. Le taux de mortalité infantile est estimé à 24 pour mille.

En 2005, l'espérance de vie à la naissance s'élève à 71,4 ans.

La répartition de la population par tranche d'âge s'établit comme suit :

0-14 ans : 24,2 %

15-64 ans : 67,9 %

plus de 65 ans : 7,9 %


Le taux de malnutrition aiguë s'établissait à 16% à la fin des années 1990, après la famine. Il est aujourd'hui estimé (2005) à 7%. Le taux de malnutrition chronique est lui passé 62% à 37%. Cependant, 40% des enfants présentent des retards de croissance.

Au sein de l'importante diaspora coréenne (présente notamment en Chine, aux Etats-Unis, au Canada, au Kazakhstan), plus d'un tiers des quelque 600.000 Coréens du Japon sont citoyens de la République populaire démocratique de Corée. Il sont regroupés au sein de l'association générale des Coréens résidant au Japon, généralement désignée par son acronyme Chongryon (nom japonais : Chôsen Soren), lequel peut également être orthographié Chongryun.

Entre 1959 et 1962, 93.000 Coréens du Japon sont venus s'installer en Corée du Nord, parfois accompagnés d'un conjoint japonais. La Corée du Nord compte ainsi une petite minorité japonaise estimée à 1.800 personnes. En outre, une minorité chinoise de 50.000 personnes est présente en Corée du Nord, ainsi qu'une minorité d'origine vietnamienne.

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Organisation administrative

La Corée du Nord compte neuf provinces et quatre villes sous statut administratif propre.

Les neuf provinces sont :

- Kangwon, au sud-est (principales villes : Wonsan, chef-lieu de province, et Kosong), où se situent les monts Kumgang ou Kumgangsan ("san" signifie montagne en coréen) ;

- Jagang, au nord-ouest, frontalière avec la Chine (chef-lieu de province : Kanggye) ;

- Ryanggang, au nord (chef-lieu de province : Hyesan), le Mont Paektu, point culminant de la Corée du Nord à la frontière sino-coréenne, appartient au Ryanggang ;

- les deux provinces du Nord et du Sud Phyongan, à l'ouest, dont les chef-lieux sont respectivement Sinuiju, à la frontière chinoise, et Phyongsong ; les monts Myohyang sont à la limite de la province du Sud Phyongan et du Jagang ;

- les deux provinces du Nord et du Sud Hamgyong (chef-lieux de province : respectivement Chongjin et Hamhung, au nord-est du pays (autre ville importante : le port de Sinpo dans le Sud Hamgyong ;

- le nord et le sud Hwanghae, à l'extrême-sud du pays (chefs-lieux de province : Sariwon et Haeju).

Les quatre villes ayant un statut particulier sont Pyongyang et sa province, Nampo, la conurbation de Rajin-Sonbong et Kaesong, les deux derniers cités étant également des zones économiques spéciales.

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Politique

Image:Kimilsung3.jpg

Voir aussi l'Article détaillé : Institutions de la Corée du Nord.

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Régime et situation politiques

Le pays est gouverné par un régime qui se réclame de l'idéologie du Juche, un mélange d'isolationnisme, de culte de la personnalité et de stalinisme, son dirigeant en 2006 est Kim Jong-il. Le principal parti politique est le Parti des Ouvriers Coréens ou Parti du travail de Corée. Deux autres partis politiques, fondés à la Libération, jouent un rôle moindre : le Parti social-démocrate de Corée et le Parti Chondogyo-Chong-u, subordonnés de fait au parti gouvernant, présents uniquement pour faire passer quelque message de diversité démocratique. La Corée est en général considérée comme un régime dictatorial et totalitaire par les gouvernements ainsi que par les médias occidentaux . Le gouvernement sud-coréen qualifie pour sa part la Corée du Nord de régime autoritaire. (voir l'article La Corée du Nord vue de Séoul).

Les inégalités sont faibles mais les libertés sont réduites comme la liberté politique ou la liberté de mouvement : un permis est nécessaire pour se déplacer à l'intérieur du pays. Le pays n'a pas signé la Convention contre la torture des Nations Unies.

Selon le rapport de RSF du 26 octobre 2004, la Corée du Nord est le pays du monde qui censure le plus la liberté de la presse. Les journalistes sont au service du culte de la personnalité du dictateur se réclamant du communisme stalinien 'voir l'article détaillé Stalinisme en Corée du Nord). Plusieurs reporters coréens sont en camp de rééducation pour des erreurs ou des écarts face à la propagande officielle.

Kim Jong-il dirige le pays, ayant été élu par deux fois « Président du Comité de la défense nationale », depuis la mort en 1994 de son père et fondateur du pays, Kim Il-sung, qui porte aujourd'hui le titre de « Président éternel ».

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Diplomatie

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Des relations privilégiées avec la Chine

Diplomatiquement, le principal allié de la RPDC est la Chine, qui a soutenu militairement la Corée du Nord lors de la guerre de Corée et abrite une minorité coréenne de 2 millions de personnes.

Une partie des militaires chinois sont plus particulièrement favorables au régime nord-coréen. En effet, Pékin rejette un scénario de réunification de la Corée qui, en maintenant la présence des troupes américaines au sud de la péninsule, signifierait une implantation militéaire américaine directe à sa frontière nord-est.

Sur le dossier nucléaire nord-coréen auquel elle participe activement au sein des pourparlers à six (les deux Corée, la Chine, les Etats-Unis, la Russie et le Japon), la Chine souhaite la dénucléarisation de l'ensemble de la péninsule coréenne.

La Chine encourage la libéralisation économique de la Corée du Nord, où ses entreprises s'implantent en nombre croissant. La Corée du Nord serait par ailleurs l'un des principaux récipiendaires de l'aide économique chinoise. Le dirigeant Kim Jong-il a d'ailleurs effectué plusieurs voyages en Chine, le plus récent datant de janvier 2006, pour apprécier les évolutions économiques de ce pays.

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L'émergence récente d'un second partenariat privilégié avec la Corée du Sud

Les relations avec les deux Corée, régimes concurrents revendiquant l'un et l'autre une légitimité à représenter l'ensemble de la péninsule coréenne, ont été très tendues jusqu'à la fin de la guerre froide (voir l'article détaillé La Corée du Nord vue de Séoul). Toutefois, après l'éclatement de l'URSS, les deux Corées sont entrées conjointement à l'ONU et ont été l'une et l'autre reconnues par la quasi-totalité des Etats étrangers.

Dans ce cadre, les gouvernements du Nord et du Sud ont mis en place une politique d'ouverture progressive fondée sur la déclaration conjointe du 15 juin 2000 (voir le texte de la déclaration du 15 juin 2000 à l'adresse suivante : [2]): échanges de familles séparées, intensification des relations commerciales, projet de réouverture de la ligne de chemin de fer reliant Séoul à Pyongyang.

Contrairement aux Etats-Unis, la Corée du Sud mise sur le dialogue et les échanges avec son voisin du Nord pour parvenir à une réunification pacifique et indépendante, objectif partagé de la déclaration conjointe. En 2005, la Corée du Sud s'est ainsi abstenue lors du vote sur une résolution des Nations-Unies condamnant les droits de l'homme en Corée du Nord.

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Des rapports restés relativement étroits avec les pays socialistes autres que la Chine, d'anciennes démocraties populaires et des Etats du Tiers-Monde

La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a gardé des relations diplomatiques relativement étroites avec la Russie, ainsi qu'avec les autres pays socialistes que la Chine, le (Vietnam, le Laos et Cuba, et d'anciennes démocraties populaires, notamment la Mongolie et le Cambodge. L'ancien roi du Cambodge Norodom Sihanouk avait établi des relations personnelles avec son homologue nord-coréen Kim Il-sung.

Plusieurs pays africains, comme le Bénin, la Guinée et le Zimbabwé, entretiennent de bonnes relations avec Pyongyang dont ils ont reçu une aide économique et militaire, la RPDC ayant joué un rôle actif au sein des pays non-alignés. Plus récemment, le Venezuela de Hugo Chavez a intensifié ses échanges avec la Corée du Nord.

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Les Etats-Unis et la Corée du Nord

Vis-à-vis des Etats-Unis, la RPDC figure sur la liste des trois pays désignés par le président américain George W. Bush comme faisant partie de l'Axe du Mal. Les deux pays n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Dans le bras-de-fer avec Washington depuis 1994 sur la question nucléaire, la Corée du Nord a reconnu en 2002 disposer de l'arme atomique et vient de le confirmer début 2005 : pour les dirigeants de Pyongyang, l'arme nucléaire constitue une arme de dissuasion vis-à-vis des Etats-Unis, dont elle demande le retrait des troupes de Corée du Sud en contrepartie de l'abandon de son programme nucléaire. En ce domaine, la doctrine nucléaire de Pyongyang est très proche dans ses principes de la doctrine française de dissuasion : l'arme nucléaire doit prévenir une attaque ennemie, et non être utilisée en premier.

Dans ce contexte, la Corée du Nord a accepté de renoncer a l'arme atomique le 19 septembre 2005 à Pékin sous réserve, d'une part, que la communauté internationale autorise son programme de nucléaire civil afin de réduire sa dépendance énergétique, et d'autre part qu'elle dispose de garanties de sécurité pour prévenir une attaque américaine à son encontre.

Par ailleurs, la Corée du Nord a condamné les attentats du 11 septembre 2001.

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L'antagonisme historique nippo-coréen se cristallise sur la Corée du Nord

L'occupation japonaise de la Corée entre 1905 et 1945 a laissé des séquelles durables dans les relations entre Coréens et Japonais, alors que plus de 600.000 Coréens résident sur l'archipel nippon, regroupées au sein de deux associations, proches respectivement du Nord et du Sud, la Chongryon et le Mindan.

A l'instar de ce qu'a obtenu la Corée du Sud dès les années 1960, la Corée du Nord demande une réparation économique au titre des dommages subis pendant l'occupation japonaise. Elle exige également des excuses officielles de Tokyo après la prostitution forcée de Coréennes par les soldats japonais ("les femmes de réconfort") pendant la Seconde guerre mondiale.

De son côté, le Japon dénonce les enlèvements de plusieurs de ses ressortissants par Pyongyang au cours des années 1970 et 1980. Une partie des Japonais enlevés ont été rapatriés, mais le sort de leurs autres compatriotes reste l'objet d'un lourd contentieux entre les deux pays, qui n'ont toujours pas établi de relations diplomatiques : Pyongyang affirme qu'ils sont morts et a restitué des corps, dont Tokyo affirme qu'ils ne sont pas ceux de ses ressortissants.

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L'Union européenne et la Corée du Nord

Pendant la guerre froide, seuls quelques pays ouest-européens non-alignés, notamment la Suède et la Finlande, avaient établi des relations diplomatiques avec Pyongyang.

L'évolution des relations intercoréennes après la disparition de l'URSS a encouragé la reconnaissance diplomatique de la Corée du Nord progressivement par la quasi-totalité des Etats européens, bien que les aléas dans l'évolution des rapports avec la Corée du Sud et le dossier nucléaire nord-coréen aient entravé le développement des échanges bilatéraux.

Au sein de l'Union européenne, le principal partenaire économique de la Corée du Nord est l'Allemagne - où réside la plus importante minorité coréenne d'Europe de l'Ouest et qui a en partie poursuivi les relations tissées entre l'ex-RDA et la RPDC. La représentation des intérêts des citoyens européens en Corée du Nord est assurée par la Grande-Bretagne, dont l'ambassade à Pyongyang constitue un des principaux postes diplomatiques européens en RPDC.

Pour sa part, la France reste le seul pays de l'Union européenne, avec l'Estonie, à toujours refuser de reconnaître la Corée du Nord, en arguant de la situation des droits de l'homme et de la non-résolution de la question nucléaire.

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Économie

Article détaillé : Économie de la Corée du Nord

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Société

Comme en Corée du Sud, la société est marquée par l'héritage du confucianisme, lequel implique le respect des parents, des aînés et des professeurs, mais aussi par une culture socialiste.

Chaleureux et accueillants, les Coréens sont socialement conservateurs dans le domaine des moeurs.

A la différence des pays capitalistes, les différents statuts sociaux de la société nord-coréenne fortement hiérarchisée s'expriment moins dans les différences de salaires que dans l'attribution par l'Etat des biens de base (logement, nourriture, vêtements, biens de consommation). La libéralisation des prix et des salaires depuis 2002 tend toutefois à remettre en cause l'organisation sociale traditionnelle.

La mise en place d'un régime de démocratie populaire après 1945 a renversé les rapports sociaux, plaçant l'ancienne aristocratie yangban et les collaborateurs japonais en bas de l'échelle sociale, tandis que les ouvriers et les anciens résistants étaient promus.

Dans un contexte où les liens familiaux et professionnels constituent des réseaux de sociabilité essentiels, la division de la Corée a été douloureusement ressentie comme une sanction imposée à un pays qui ne faisait pas partie des Etats vaincus, à la différence de l'Allemagne. La guerre de Corée a aussi affecté de nombreuses familles coréennes. La réunification constitue un objectif majeur pour tous les Coréens qui forment un peuple très homogène.

Articles liés : la culture en Corée du Nord, la cuisine coréenne.

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Education

L'enseignement est gratuit et obligatoire en Corée du Nord pendant onze années, de 6 à 17 ans, et est sanctionné par l'obtention d'un diplôme de fin d'études secondaires. Selon les données officielles et d'autres sources extérieures (CIA, The World Factbook [3]), le taux d'alphabétisation (99%) est aussi élevé qu'en Europe et en Amérique du Nord.

Les matières de base de l'enseignement sont le coréen, les mathématiques, le sport, le dessin, la musique, les sciences, ainsi que l'étude des idées du juche.

Les élèves coréens portent un uniforme composé d'un pantalon bleu, d'une chemise blanche et d'un foulard rouge.

Deux langues étrangères sont étudiées au cours de l'enseignement secondaire (principalement, le russe ou l'anglais en première langue, auxquels s'ajoutent notamment le japonais et le mandarin en seconde langue). L'institut des langues étrangères de Pyongyang dispense également des cours de français, espagnol, allemand et arabe, même si l'enseignement du français semble en déclin par rapport aux années 1970.

La principale université du pays est l'université Kim Il-Sung. Les 280 établissements d'enseignement supérieur du pays accueillent 300.000 étudiants. Comme dans les autres pays socialistes, les étudiants sont rémunérés. A partir des années 1960 des étudiants étrangers ont été accueillis (notamment maliens, angolais, vietnamiens, russes et ressortissants d'Europe de l'Est), la Corée du Nord ayant alors conduit dans ce domaine une plus grande politique d'ouverture que la Corée du Sud. Quelques-uns de ces anciens étudiants se sont d'ailleurs établis en Corée du Nord.

Créé le 26 janvier 2005, le fonds d'enseignement de Corée (signe anglais : KEF [[4]]) vise à encourager une aide financière et matérielle non gouvernementale au développement de l'enseignement en Corée du Nord.

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Tourisme

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Conditions générales de voyage

En principe, tout le monde peut voyager en Corée du Nord, et bien que le processus soit complexe, toutes les demandes sont généralement acceptées et plusieurs agences de voyage se sont spécialisées dans l'organisation de circuits touristiques en Corée du Nord. Si les groupes étrangers - à l'exception notable des Chinois - sont tous accompagnés par un guide dans leurs déplacements, il peut être possible de se déplacer seul à Pyongyang.

Les touristes disposant d'un passeport américain ne sont normalement pas autorisés à entrer dans le pays mais il y a eu des exceptions en 1995, 2002 et 2005. Les citoyens sud coréens doivent avoir une autorisation des deux gouvernements coréens pour entrer en Corée du nord. En 2002, la région autour de Kumgangsan, proche de la frontière sud coréenne, a été désignée comme une région destinée au tourisme où les Sud-Coréens n'ont pas besoin de permissions spéciales. Des tour operators privés y amènent des milliers de Sud-Coréens chaque année. En 2005, plus d'un million de Sud-Coréens avaient ainsi visité les monts Kumgang au Nord depuis l'ouverture de ce circuit sept ans plus tôt.

A Pyongyang les visiteurs occidentaux logent dans l'un ou l'autre des deux hôtels internationaux de la capitale, l'hôtel Koryŏ ou l'hôtel Yanggakdo. Inachevé, l'hôtel Ryugyong aurait été le plus haut hôtel de tourisme au monde.

En juillet 2005, la compagnie sud coréenne Hyundai a obtenu l'accord du gouvernement nord coréen pour ouvrir plus de régions (telle que le Mont Paektu et Kaesong) au tourisme.

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Que visiter

Selon Philippe Pons, journaliste au "Monde", « bien que l'idéologie et la vénération des dirigeants accaparent l'attention du visiteur, la Corée du Nord possède des biens culturels dignes d'intérêt et de splendides paysages naturels. C'est le cas du massif Myohyang, une des cinq montagnes sacrées de la péninsule, hérissée de pics entre lesquels s'ouvrent des vallées encaissées.»<ref>article paru le 12 octobre 2005, à lire ici</ref>

De fait, les principales richesses touristiques de la Corée du Nord sont ses paysages naturels (notamment ceux du Kumgangsan et du Mont Paektu) ainsi qu'un important passé historique : plusieurs États de la Corée ancienne, notamment les royaumes de Koguryŏ et de Koryŏ, avaient leurs principaux centres dans le nord de la péninsule. Près de Kaesong se trouve le tombeau du roi Kongmin, trente-et-unième roi de la dynastie Koryŏ (1352-1374). Les tombes royales du Koguryŏ sont inscrites au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

Les voyageurs peuvent également découvrir les réalisations du régime socialiste, en particulier, dans la capitale Pyongyang, des fresques et des monuments révolutionnaires. Les circuits touristiques comprennent aussi des visites dans la zone démilitarisée, dernier endroit au monde où est palpable l'atmosphère de la guerre froide.

Si on visite le pays entre la mi-août et la mi-octobre, on peut assister à une représentation du spectacle d'Arirang.

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Forces armées

Le rôle majeur des forces armées en Corée du Nord reflète la politique de songun.

(Sources : Military Balance IISS, repris par AFP)

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Missiles balistiques

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Installations nucléaires

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Sport

La Corée du nord a remportée 8 médailles d'or, 12 d'argent et 30 en bronze aux differents Jeux Olympiques (reconnue par le Comité international olympique (CIO) depuis 1957). En 2000, 2004 et 2006 lors des cérémonies d'ouverture des Jeux Olympiques les deux Corée ont défilé ensemble mais étaient séparées pour les épreuves sportives. Les délégations du Nord et du Sud ont à nouveau défilé ensemble lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Turin le 12 février 2006. Il est envisagé de constituer une seule équipe nationale commune aux deux Corées aux Jeux olympiques de 2008.

La victoire de la Corée du Nord sur l'Italie lors de la coupe du monde de football de 1966, a fait l'objet d'un film de Dan Gordon qui a rencontré en octobre 2002 les joueurs nord-coréens du match de 1966. le film est intitulé "The game of their lives" ("Le match de leurs vies"). Pour la première fois, une nation asiatique arrivait en phase finale d'une coupe de monde de football. Dans un pays où le football est très populaire, le stade Rungnado à Pyongyang compte 150.000 places, ce qui en fait un des cinq plus grands stades au monde.

Un des principaux sports nationaux est, comme en Corée du Sud, le taekwondo.

Les spectacles de gymnastique de masse d'Arirang sont également propres à la Corée du Nord.

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Transports

Article détaillé : Transports en Corée du Nord

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Bibliographie

Parmi les sources hostiles au régime nord-coréen, peuvent être cités :

Le récit d'un séjour en Corée du Nord, principalement à Pyongyang, a été fait sous forme de bande dessinée par un réalisateur de dessins animés québécois ayant travaillé quelques mois en Corée du Nord :

Parmi les points de vue plus neutres, le lecteur pourra se reporter au site du ministère de l'unification (sud-coréen), en anglais, ainsi qu'à l'unique guide de voyage exclusivement consacré à la Corée du Nord, également en anglais :

Les éditions en langues étrangères de Pyongyang éditent, notamment en français, des ouvrages officiels sur la Corée du Nord dont :

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Voir aussi

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Liens externes

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Notes

<references/>


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