de:Ethnografie en:Ethnography es:Etnografía eo:Etnografio et:Etnograafia it:Etnografia lv:Etnogrāfija nl:Etnografie (diergeneeskunde) pl:Etnografia pt:Etnografia sk:Etnografia L'ethnographie est la science de l'anthropologie dont l'objet est l'étude descriptive et analytique, sur le terrain, des mœurs, des coutumes de populations déterminées, particulièrement des populations « primitives »1.
Le mot, composé du préfixe ethno-, (dérivé du grec έθνος, proprement « toute classe d'êtres d'origine ou de condition commune ») et du suffixe -graphie (emprunté au grec γράφειν « écrire »), signifie littéralement « description des peuples ».
Le terme est apparu pour la première fois en 1607. Il a été mentionné pour désigner des collections d'édition, mais déjà en 1839 à Paris se crée une société ethnologique.
En Allemagne on utilise simultanément deux termes Volkskunde - « étude de son propre peuple » - et Völkerkunde - « description des peuples étrangers ».
En Russie cette discipline scientifique est appelée « étude des peuples » et dans les pays anglophones - « anthropologie culturelle et sociale ».
Les termes qui précèdent ne diffèrent pas seulement par les noms des sciences, mais aussi parce qu'ils traitent différemment leur objet d'étude : soit l'homme, soit la société, soit le peuple ou la culture.
Malgré l'existence de diverses théories et courants anciens et nouveaux, le rapprochement des opinions sur le sens du terme ethnographie est remarquable, à savoir, l'objet spécifique de l'étude est le peuple, non dans le sens de la population, groupe de gens ou de nations, de travailleurs, mais dans un sens qui correspond au grec ancien έθνος.
Ethnologie et ethnographie sont deux démarches distinctes et successives :
1. Le terme de « primitif » semble définitivement à l'abri des confusions impliquées par son sens étymologique et entretenues par un évolutionnisme périmé. Un peuple primitif n'est pas un peuple arriéré ou attardé (Lévi-Strauss, Anthropologie structurale, 1958, p. 114). Aujourd’hui on parle plus volontier de « peuples premiers » en références aux populations autochtones (parfois majoritaires) qui ont vécu ou vivent encore aujourd’hui sur un territoire envahi à un moment de leur histoire, et éventuellement déplacées ou disséminées en diasporas qui en ont conservé la culture ou l’histoire.