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Le dictionnaire Larousse définit le soin comme « une attention, une application envers quelqu’un ou quelque chose » ; en revanche, il donne aux soins le sens de « moyens par lesquels on s’efforce de rendre la santé à un malade » . Par ailleurs, l’évolution des connaissances et des savoir-faire nous a permis de développer depuis la fin du XIXe siècle de nouvelles techniques d’exploration, thérapeutiques ou d’intervention. Dans le milieu soignant, la mise en pratique sur un patient de chacune d’elles est désignée par le terme de soin. Du XIIIe au XVIIIe siècle, le « métier infirmier était orienté vers le contrôle des maladies infectieuses et la lutte pour la salubrité » dans le cadre d’une vision sacerdotale de l’activité soignante. Depuis, la pensée infirmière s’est structurée. Ainsi, aujourd’hui, le concept de soins infirmiers et de par la-même la pratique soignante trouve son fondement, d’une part, dans les règles professionnelles et, d’autre part, dans le cadre philosophique, les modèles conceptuels et théoriques infirmiers.
Les soins infirmiers sont les gestes effectués par un infirmier sur un patient.
Ils sont de deux natures : on parle des soins du rôle propre infirmier, et des soins du rôle en collaboration. Les premiers se réfèrent au decret n 2004-802 du 29 juillet 2004 article R4311-5 et R411-6 du Décret de compétence infirmier et concernent tous les soins que l'infirmier, infirmière est tenu d'effectuer d'elle-même pour le bien être du patient. Les seconds se réfèrent à l'article R4311-7 du Décret de compétence et concernent tous les soins que l'infirmière effectue sous prescription médicale, ainsi que l'article R4311-9 qui dit que l'infirmier est habilité à faire ces gestes sur préscriptions médicales à condition qu'un médecin puisse intervenir à tout moment].
Les soins ont plusieurs qualificatifs ; ainsi, les soins infirmiers les plus connus et courants sont les soins techniques comme le prélèvement sanguin ou encore le pansement, mais il y aussi les soins relationnels comme l'entretien d'urgence, ou encore l'entretien de recueil de données.
Les soins infirmiers suivent un certain système de représentation en termes de santé, de maladie, de patients, de relation soignants/soignés. Parmi ces courants de pensée infirmière, deux exemples entre autres, le modèle de Virginia Henderson et des 14 besoins fondamentaux, ou le modèle de H. Peplau.
Les soins sont prescrits par un médecin, sous la forme d'une ordonnance ou éventuellement d'un protocole.
C’est quoi ?
I. HYGIENE
I.1 CORPOREL C’est un ensemble d'habitudes quotidiennes qui assurent la propreté du corps et des téguments du malade.
I.2 ALIMENTAIRE C’est la surveillance de la qualité et de la quantité de l'alimentation du malade.
II LES ESCARRES
II.1 PREVENTION C'est identifier les facteurs d'incidence, de pratiquer l'hygiène corporel et alimentaire, d'utiliser le matériel d'aide à la prévention
II.2 LE SOIN D'ESCARRES C’est le traitement de toute perte de tissu cutanée liée à la compression de muscles et tissus cutanés entre une saillie osseuse et un plan dur.
III. LES SIGNES VITAUX
III.1 LA TEMPERATURE ILSAGIT DE MESURER la température corporelle grâce à un thermomètre. elle s'exprime en °C.
III.2 la mesure de la respiration IL s’agit de mesurer la fréquence; l'amplitude et le rythme de la respiration. s'exprime en cycle/min.
III.3 LA PULSAATION C’est la mesure de la fréquence; amplitude, caractère, et rythme des battements cardiaques. S’exprime en batt/min.
III.4 LA PRESSION ARTERIELLE il s'agit de mesurer la pression de circulation de sang dans les artères.
IV LE SYSTEME RESPIRATOIRE
1. l’ASPIRATION DES SECRETIONS: IL s'agit de libérer les voies aériennes d'un patient intubé ou trachéotomisé.
2. lA VENTILLATION MANUELLE IL s'agit d'insuffler de l'air enrichi en Oxygène dans les poumons du patient incapable de respirer par lui-même.
3. ventilation ARTIFICIELLE IL s'agit de contrôler la qualité et la fiabilité des appareils de ventilation
4. drainage pleural: IL s'agit d'introduire une sonde au niveau de la plèvre afin d'y retirer des liquides ou des gaz.
5. aérosolthérapie IL s'agit de faire inhaler un micro bouillard ou une solution contenant ou non des médicaments dans l'arbre respiratoire afin d'y exercer son effet.
6. oxygénothérapie: IL s’agit de maintenir la pression en Oxygène dans les alvéoles enfin de diminuer la travail cardiaque.
V LE TUBE DIGESTIF
1 LES SOIS DE LA BOUCHE IL s’agit de prévenir le développement microbien en maintenant l'hydratation de la muqueuse buccale et les soins de la bouche.
2. le SNG IL s’agit de l'accès à la cavité gastrique enfin soit de laver l'estomac, soit aspirer les sécrétions pour le labo ou soit pour soigner le malade.
3. l'ASPIRATION GASTRIQUE IL s’agit de l'aspiration du contenu gastrique soit par dépression soit par gravité
4. le LAVAGE D'ESTOMAC: i s'agit d'évacuer une substance toxique de l'estomac par siphonage.
5. le GAVAGE IL s’agit de l'alimentation par sonde
VI LE SYSTEME GENITO URINAIRE
1. PLACEMENT D'UN URINAL IL s’agit de la récolte des urines chez un malade incapable d'uriner.
2. DIURESE: IL s’agit de la surveillance des urines émises pendant 24 heures
3. LE SONDAGE VESICAL IL s’agit de récupérer les urines par l'l’introduction d'une sonde par le méat urinaire jusqu'à la vessie par l'urètre.
La démarche de soin est « un processus par lequel l’infirmier détermine, met en œuvre et évalue les actions relevant de son rôle propre dans le cadre d’un contrat de soins avec la personne » considérée comme un être bio-psycho-social. Elle se découpe en plusieurs étapes théoriques, qui sont :
Par ailleurs, la démarche doit permettre le suivi et la continuité des soins.
Pour définir la qualité des soins infirmiers, nous allons suivre la démarche de Henri Vuori qui, dans sa publication à l’OMS concernant la santé publique en Europe, pose quatre questions pour élaborer sa définition :
Ce dernier point nécessite un développement : dans l’optique du déploiement de la santé, l’infirmier dispose, comme nous l’avons vu plus haut, d’actes techniques et de connaissances qu’il utilise pour prendre soin de la personne dans sa globalité ( ce que certains soignants appellent « faire du relationnel » ). Mais ce serait une erreur de considérer ces deux éléments comme complètements dissociés. Il n’y a pas d’un côté les soins dits « techniques » et de l’autre ceux dits « relationnels ». Si l’infirmier n’adapte pas la dispensation des premiers en fonction du patient, de ses désirs et de son environnement, il ne se situe que dans le « faire sur ». Il ne s’agit pas de « faire du relationnel » mais d’« être relationnel ». Pour accéder au « être avec », le soignant doit en permanence « prendre soin du patient dans une perspective de santé, c’est à dire aller à sa rencontre pour l’accompagner dans le déploiement de la santé ». Ceci est d’autant plus important que « les soins peuvent être perçus comme une agression … s’ils se déroulent dans une situation d’urgence ou de stress ». Mais la qualité des soins ne saurait se réduire à la valeur de la prise en charge du patient par le soignant car de nombreux facteurs contribuent à cette qualité.
Partant de ces constats, W. HEesbeen a déterminé les facteurs qui, par leur association et leurs interactions, constituent la qualité des soins :
La prise en compte de ses facteurs permet de faire évoluer la qualité des soins.
Ainsi nous pouvons conclure avec Walter Hesbeen qu’« une pratique soignante de qualité est celle qui prend du sens dans la situation de vie de la personne soignée et qui a pour perspective le déploiement de la santé pour elle et pour son entourage. Elle relève d’une attention particulière aux personnes et est animée par le souci du respect de celle-ci. Elle procède de la mise en œuvre cohérente et complémentaire des ressources diverses dont dispose une équipe de professionnels et témoigne des talents de ceux-ci. Elle s’inscrit dans un contexte politique, économique et organisationnel aux orientations, moyens et limites pertinentes et clairement identifiés ».
La Qualité des Soins, qualité dans le sens d'amélioration continue des prestations par la gestion des processus tel qu'il est définit par le système d'autorégulation cher à Deming [[1]] fait partie intégrante de la culture infirmière. Florence Nightingale,en 1872 soit trois quarts de siècle avant Deming déclarait: «Pour nous qui soignons, nos soins sont ainsi faits que, à moins que nous ne fassions des progrès chaque année, chaque mois, chaque semaine, croyez-moi nous reculons».
Dans le domaine de la santé, la réforme hospitalière de juillet 1991 introduit pour la première fois la notion de réflexion sur « une politique d’évaluation des pratiques … visant à en garantir la qualité ». En 1996, ce questionnement aboutit à la mise en place, par une des trois ordonnances dites « Juppé », d’une évaluation systématique de la qualité en milieu hospitalier : l’accréditation des etablissements de santé. Cette démarche est menée par un établissement public d’état, l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation de la Santé ( ANAES ) et vise à « mettre en œuvre la procédure d’accréditation des établissements de santé ». L’article 10 du décret 93-221 nous informe que l’infirmier doit « garantir la qualité des soins ». Quant à lui, l’article 13 du décret 2002-194 précise que les soins infirmiers intègrent qualité technique et qualité des relations avec le malade. Mais en quoi consiste cette qualité puisque, à en croire Eric Reeking, « la qualité est comme la beauté : elle est dans l’œil qui regarde ».
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